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Une seconde vie offerte aux trotteurs réformés

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Depuis 2020, l’association Passerelle aide à la reconversion des trotteurs réformés. Soutenue par LeTrot, elle ouvre une antenne à Vire Normandie. La première dans le Calvados.

Qu’est-ce que l’association Passerelle ?

L'association Passerelle est née en décembre 2020 à l’hippodrome d'Amiens (Somme), avec le soutien du Trot (Société d’encouragement à l’élevage du cheval français). Elle rassemble des professionnels du monde des courses et des passionnés de chevaux. Ensemble, les salariés et bénévoles œuvrent pour redonner une nouvelle vie aux chevaux de trot. L’association compte une quinzaine de structures de reconversion et cinq structures de réhabilitation dans toute la France. En février, Passerelle a créé une antenne dans le Calvados, à Vire Normandie. Elle était déjà présente dans la Manche et dans l’Orne.

Comment fonctionne-t-elle ?

« L’association travaille avec des écuries partenaires. Certaines sont des refuges. Elles peuvent accueillir plusieurs chevaux à la retraite, explique Roger Sabin, le référent dans le Calvados. D’autres s’occupent de reconvertir les trotteurs. Elles les accompagnent, les soignent et les travaillent pour devenir des chevaux de balade, de saut d’obstacles ou de dressage. » Tout dépend des capacités physiques et comportementales de chaque équidé.

Quel est le profil de ces chevaux ?

Ils ont tous un point en commun, celui d’être un trotteur destiné, en premier lieu, aux courses. Certains chevaux ont foulé les pistes des hippodromes pendant toute une carrière, d’autres ont échoué en début de parcours. Depuis 2021, plus de 250 trotteurs ont été pris en charge par l’association. 59 % d'entre eux ont entre 3 et 17 ans, 26 % ont 2 ans et moins et 15 % ont plus de 18 ans. « Ils ont tous un profil différent, développe Roger Sabin, éleveur de trotteurs. 50 % des jeunes trotteurs ne mettront jamais un pied sur un champ de courses car ils ne sont pas aptes à la compétition, pas performants ou destinés à la reproduction. Pour les autres, ils arrêtent leur carrière à 10 ans. »

Quelle est la procédure d’adoption ?

Les futures familles d'adoption ne peuvent pas repartir avec n'importe quel cheval. Les règles sont strictes. Un premier entretien avec les bénévoles ou la présidente de l’association est nécessaire pour définir le profil du cavalier et lui trouver un cheval adapté. Après une rencontre, puis un essai, l’association se déplace à domicile pour vérifier les infrastructures d’accueil du propriétaire. « Ensuite, le futur propriétaire signe un contrat. II a interdiction de le revendre pour faire du business et de l’utiliser pour la reproduction », précise Roger Sabin. II est également impossible de l’abattre, de l’utiliser pour la chasse à courre ou de le réintégrer dans la filière des courses.

Quel est le prix ?

II faudra compter entre 500 € et 3 000 € pour adopter l’un de ces trotteurs. II est aussi possible d'accueillir gratuitement des chevaux chez soi pour qu’ils coulent une retraite paisible au pré.

Garance HAMEON.

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